Spa – Ce qu’il faut savoir

Les spas constituent des installations à risque dont l’écologie bactérienne est fortement évolutive en fonction notamment de la qualité de la maintenance des installations, du renouvellement et de la désinfection de l’eau, mais aussi de la fréquentation, le brassage de l’eau favorisant la desquamation et la diffusion de matières organiques et de micro-organismes apportés par les utilisateurs de ces installations.

L’écosystème des spas est nettement différent de celui des piscines récréatives. Les raisons de la prolifération bactérienne dans l’eau et notamment des légionelles sont bien identifiées :

  • l’eau est fortement agitée voire « aérée » et maintenue à une température souvent comprise entre 30 et 40° C qui favorise la survie des bactéries et l’évaporation partielle du désinfectant de l’eau ;
  • l’apport de matières organiques (sueur, peaux mortes, huiles, urine, etc.) lié à la fréquentation est parfois trop important au regard du volume d’eau disponible et des capacités de filtration et de désinfection des installations de traitement d’eau ; la concentration résiduelle en désinfectant peut chuter rapidement en cas d’affluence ;
  • une partie des usagers ne prend pas une douche préalable à la baignade, parfois même après la pratique d’une activité sportive, d’où une hygiène insuffisante.

Les modes de contamination des individus par les légionelles sont aussi connus :

  • les bulles d’air émises dans l’eau des spas éclatent à la surface de l’eau à proximité des individus et propagent dans l’atmosphère des gouttelettes d’eau de dimension de l’ordre du micro-mètre (1 à 5 micromètres) ;
  • les micro-gouttelettes d’eau sont inhalées par les individus présents dans le spa ou à proximité et les bactéries présentes dans l’eau, notamment les légionelles le cas échéant, peuvent pénétrer les voies pulmonaires.

L’exploitant est tenu de surveiller la qualité de l’eau du bassin en procédant notamment :

  • au contrôle au moins deux fois par jour de la concentration en désinfectant de l’eau du bassin, du pH, de la transparence et de la température de l’eau. En outre, le taux de chlore stabilisé, le cas échéant, doit être supérieur à 2 mg/L. En l’absence de stabilisant, le taux de chlore libre actif doit être compris entre 0,4 et 1,4 mg/L ;
  • à la mise à jour quotidienne du carnet sanitaire avec mention des résultats de ces contrôles, du nombre de baigneurs, des apports d’eau neuve effectués et visa du responsable des installations.

Sources : Circulaire DGS/EA4 n o 2010-289 du 27 juillet 2010 relative à la prévention des risques infectieux et notamment de la légionellose dans les bains à remous (spas) à usage collectif et recevant du public

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